Coronavirus : quelle est la situation à Sainte-Marie ?

Avec la propagation du COVID-19, le tourisme à Madagascar fait actuellement face à une crise exceptionnellement rude. La magnifique île de Sainte-Marie et sa petite sœur l’Île-Aux-Nattes ne sont pas épargnées. Quel est l’état actuel de la situation ? Quels sont les solutions qui s’offrent aux hôteliers ? L’hôtel-restaurant Maningory se mobilise et fait appel à ses amis pour sauver son établissement.

Étouffés par les mesures sanitaires, les acteurs du tourisme sont désemparés

Au cours du mois de juillet, les chiffres de la contamination par le coronavirus ont été multipliés par cinq à Madagascar. Le record a été atteint le 23 juillet avec 614 nouveaux cas en 24 heures.

Le virus se propage à Sainte-Marie ; moins bien équipée pour faire face à la crise sanitaire, l’île a été complètement fermée par les autorités locales pour éviter de nouvelles contaminations.

Cinq mois après la suspension de tous les vols intérieurs et internationaux, mi-mars dernier, le récent arrêté de fermeture édité par la préfecture de Sainte Marie, qui s’applique depuis quelques semaines aux hôtels, restaurants, bar et gargotes Saint-Mariens c’est abattu comme un “coupe-coupe” sur l’économie locale et touristique. 

Énième cri de désespoir des acteurs du tourisme

La Fédération malgache du tourisme (CTM) a écrit au Président de la République et au ministre du Tourisme, demandant aux autorités :

« l’annulation de la collecte de toutes les obligations fiscales sans pénalité pour l’exercice 2020, et cela, jusqu’à l’ouverture de l’espace aérien, la suspension de la collecte des charges sociales et patronales, la prise en charge du chômage technique pour trois mois, la prolongation de la durée du chômage technique au-delà de six mois, le gel des loyers pour trois mois. »

Le Président de la CTM, Patrice Raoull, estime que 40.000 salariés du secteur sont à la veille du chômage technique total.

Après avoir procédé aux différentes mesures économiques :

  • chômage technique partiel,
  • épuration des congés,
  • mise en place du temps partiel,

les établissements n’ont plus les moyens de pourvoir au paiement de leurs charges.

Puiser dans les réserves pour payer les employés

Après de multiples réunions de crise avec leurs employés, les hôteliers – restaurateurs de l’île de Sainte-Marie sont obligés de puiser dans leurs économies déjà malmenées par les précédentes crises politiques que Madagascar a traversées ces dernières années. Les tables et les chaises des restaurants ont déjà été remises dans les vaisseliers, suite à la fermeture de la totalité des établissements.

Mais l’épargne des propriétaires n’est pas inépuisable. Pour continuer à payer leurs charges, certains acteurs économiques créent des cagnottes sur internet et utilisent les réseaux sociaux pour faire appel à des dons. D’autres mettent en place des programmes de financements participatifs pour vendre une partie de leurs établissements. Enfin, certains propriétaires, principalement des Européens, envisagent sérieusement de retourner travailler en Europe, le temps qu’il faudra.

De plus en plus de professionnels du secteur de l’hôtellerie et de la restauration s’inscrivent sur la liste d’attente de l’ambassade de France comme candidats à des vols de retour spéciaux.

Début juillet, face à la recrudescence des cas contacts, l’ambassadeur de France à Madagascar a annoncé le décès d’un Français et la contamination de plusieurs autres dans le pays. il a appelé ses compatriotes à la prudence.

« Nous devons plus que jamais faire preuve de prudence, de résilience et de solidarité « . , met-il en garde dans un article.

Mais, actuellement, le voyage de la province à la capitale est impossible. En effet, aucune solution ne permet de rejoindre l’aéroport international d’Ivato depuis Sainte-Marie.

La priorité quotidienne, Manger

De nombreux Saint-Mariens exerçant des activités liées au tourisme, tels que :

  • les Tok Tok,
  • les piroguiers,
  • les guides,
  • ou les gargotes,

sont dans une situation critique et ne parviennent plus à faire face pour satisfaire leurs besoins en matière de santé et d’alimentation.

Habituellement payés à la journée, ils n’ont plus vu de touristes depuis la fermeture des vols commerciaux en mars. Leur fatalisme est celui de ceux qui n’ont pas le choix. Rester et affronter le quotidien sans ressource, jusqu’à une date de retour à la normale, encore incertaine.

Le Maningory en danger ?

Au regard de la situation, notre établissement fait le pari de la solidarité. Nous savons combien il important pour nous, nos collaborateurs et pour nos clients de préserver notre activité et nos emplois en vue de la reprise. C’est pourquoi nous avons décidé d’ouvrir le capital social de notre société aux personnes désirant acquérir un pourcentage de l’établissement, tout en investissant dans leurs prochaines vacances en tant que partenaire VIP.

Découvrez les différentes formules d’achats que nous proposons dans la rubrique Tourisme collaboratif de notre site; Pour de plus amples renseignements n’hésitez pas à nous contacter

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